Créer ou refaire votre site : ce qu'il faut savoir avant de vous lancer
Six questions que se posent les indépendants et les petites structures, avec des réponses sans jargon.
Créer ou refaire un site soulève toujours les mêmes interrogations, et on trouve rarement des réponses honnêtes, sans jargon et sans qu'on essaie de vous vendre quelque chose au passage. Voici les six questions qui reviennent le plus souvent, telles que mes clients me les posent. Chaque réponse se lit seule, prenez celle qui vous concerne.
Ai-je vraiment besoin d'un site, ou une fiche Google et LinkedIn suffisent-ils ?
Une fiche Google et un profil LinkedIn vous rendent visible. Ils ne suffisent pas à vous rendre crédible, parce qu'ils ne vous appartiennent pas et qu'ils racontent tous la même chose pour tout le monde.
Quand quelqu'un entend parler de vous, il vérifie. Il cherche votre nom sur Google, et de plus en plus il pose directement la question à une IA. S'il ne trouve qu'une fiche ou un profil, il apprend que vous existez, pas ce qui vous distingue. Le site fait ce travail là : il montre ce que vous faites, pour qui et comment, avec vos mots, pas un gabarit partagé par des milliers d'autres.
Il y a aussi une question de terrain. Votre fiche Google et votre page LinkedIn sont hébergées chez quelqu'un d'autre : les règles changent, un compte peut être suspendu, la mise en avant dépend de la plateforme. Votre site est à vous. C'est le seul point de votre présence en ligne que personne ne peut vous retirer.
La bonne façon de voir les choses : la fiche et LinkedIn amènent les gens vers vous, le site confirme que ça valait le détour.
Comment savoir si mon site est encore à la hauteur de ce que je fais aujourd'hui ?
Posez-vous une seule question : seriez-vous à l'aise d'envoyer le lien de votre site à un contact important, maintenant, sans ajouter "attention, il faut qu'on le refasse" ? Si vous hésitez, vous avez votre réponse.
Ce décalage arrive à presque tout le monde, sans qu'on le décide. On lance son activité, on fait un site qui correspond au moment. Puis on progresse, l'offre change, on prend de l'assurance, on monte en gamme. Le site, lui, reste à la version d'il y a deux ou trois ans.
Trois signes le confirment. Votre site date du démarrage et n'a jamais suivi ce que vous êtes devenu. Il est correct, mais il ressemble à celui de n'importe qui dans votre métier, rien n'y dit ce qui est à vous. Ou vous évitez tout simplement de donner le lien, vous préférez ne pas le mentionner plutôt que de risquer la bonne impression que vous venez de faire.
Dans les trois cas, le constat est le même : ce que vous faites a avancé, ce que votre site en montre est resté derrière.
WordPress, Wix, Squarespace : qu'est-ce qui change vraiment pour moi ?
La vraie différence n'est pas dans le rendu : tous peuvent produire un joli site. Elle est dans ce que vous possédez à la fin, et dans ce que vous pourrez faire évoluer sans repartir de zéro.
Wix et Squarespace sont des solutions fermées : simples à démarrer, mais vous louez un emplacement. Vous ne pouvez pas emporter le site ailleurs, vous dépendez de leurs tarifs et de leurs limites, et au delà d'un certain point vous êtes bloqué par le modèle choisi. Pour une présence très simple qui ne bougera pas, ça peut convenir.
WordPress est ouvert : le site vous appartient vraiment, le code, le contenu, le nom de domaine. Vous pouvez le confier à n'importe quel prestataire, le faire grandir, l'adapter quand votre activité change. En contrepartie, il demande d'être entretenu : mises à jour, sécurité. C'est précisément la partie dont je m'occupe, pour que vous n'ayez pas à y penser.
Le choix se résume à ça : une solution où vous êtes locataire et autonome sur des choses simples, ou une solution où vous êtes propriétaire et accompagné dans la durée. Il n'y a pas de mauvaise réponse dans l'absolu, il y a celle qui correspond à là où vous en êtes.
Combien coûte un site internet quand on est indépendant à Brest ?
Il n'y a pas de prix unique : selon ce que vous cherchez, un site va de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. Ce qui fait varier le prix, ce n'est pas le nombre de pages, c'est la part de réflexion et d'écriture avant le site.
À un bout, les formules à quelques centaines d'euros : un modèle que vous remplissez vous-même, ou un prestataire qui exécute un brief que vous fournissez. Vous apportez les textes, la structure, les images. Ça convient si vous savez déjà exactement quoi dire et comment le dire.
Plus haut, on paie surtout un travail que le prix seul ne montre pas : mettre au clair ce que vous faites, l'écrire pour que ça sonne juste, structurer le site pour qu'on vous trouve, puis le tenir à jour. Ce n'est presque jamais le site en lui-même qui coûte, c'est tout le travail autour que vous ne faites pas vous-même.
Un mot sur la ville : le prix ne dépend pas vraiment de Brest. Un prestataire à Brest, à Quimper ou à distance se situe dans les mêmes ordres de grandeur. Être en Finistère joue peu sur le tarif, davantage sur la proximité et sur le fait de pouvoir se rencontrer.
La bonne question n'est donc pas "combien coûte un site", mais "qu'est-ce que je suis prêt à préparer moi-même, et qu'est-ce que je préfère déléguer". La réponse à ça donne le budget, pas l'inverse.
Pourquoi mon site n'apparaît pas quand on pose la question à ChatGPT ou Perplexity ?
Parce que ces moteurs ne lisent pas votre site comme le faisait Google. Ils vont chercher des réponses précises à des questions précises. Un site qui parle de vous en général ne leur donne rien à citer.
Un site conçu avant 2025 a été pensé pour le référencement classique : des mots-clés, des pages de service, une page à propos. Les moteurs comme ChatGPT ou Perplexity fonctionnent autrement. Ils composent une réponse à partir de sources qui traitent noir sur blanc la question posée. Si votre site n'aborde nulle part les vraies questions que se posent vos clients, il reste invisible pour eux, même s'il est correctement classé sur Google.
Faites le test vous-même. Posez à ChatGPT ou Perplexity la question qu'un client taperait pour trouver quelqu'un comme vous, dans votre métier et votre région, sans donner votre nom. Regardez qui est cité. Si ce n'est pas vous, ce n'est pas une question de talent : c'est que votre site n'est pas écrit pour être lu par ces moteurs.
La bonne nouvelle : ça se corrige. Une page comme celle que vous lisez, construite question par question, est exactement ce que ces moteurs savent citer.
J'ai déjà essayé, moi-même ou avec un prestataire, et ça n'a rien donné. Pourquoi ce serait différent ?
Le plus souvent, ce n'est ni une question de budget ni d'outil : c'est que personne n'a pris le temps de mettre au clair ce que vous faites avant de fabriquer le site. On a construit la vitrine sans avoir écrit ce qu'elle devait montrer.
Quand on fait son site soi-même, on connaît trop son métier pour le voir de l'extérieur. On écrit ce qu'on sait, pas ce que le visiteur a besoin d'entendre pour être rassuré. Quand on passe par un prestataire qui exécute, il attend que vous lui fournissiez le brief, les textes, la structure : le travail le plus difficile, celui de la formulation, reste sur vos épaules. Dans les deux cas, le site sort, mais il ne sonne pas juste.
Ma façon de travailler part de là. Avant le web, j'ai passé quinze ans à écouter des gens et à mettre en mots ce qui est difficile à formuler. Si vous savez déjà ce que vous voulez dire, on va vite. Si c'est ça qui bloque, on commence par là, ensemble, et le site devient la traduction de ce travail. C'est la partie qu'un modèle tout fait ou un simple exécutant ne fera jamais à votre place.
Un premier échange de 20 minutes, gratuit
Pour voir où vous en êtes, sans engagement. Si un site simple suffit, on part là-dessus. Si c'est la mise en mots qui bloque, on commence par là.
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